Naissance de Hugo – 23 décembre 2018

Naissance de Hugo – 23 décembre 2018

« La rencontre avec l’amour de notre vie »

Samedi 22 décembre…là ou tout commence (sans que je m’en rende compte)

je vais en ville avec ma maman pour trouver une tenue pour les fêtes, pendant 3h, sur la fin j’ai mal au dos comme d’habitude ma sciatique me fait souffrir je ne sais plus marcher.
A 18h, une fois rentrée j’ai des douleurs dans le dos pas pire que d’habitude mais je me demande un peu quoi vu que ça me lance également devant. J avais déjà ressenti cette double douleur au matin 2fois mais ça ne m’a pas tilté.
Je me renseigne et on pense à des fausses contractions… je ne cherche pas plus loin, je pense que mon corps me fait comprendre de me reposer mais ce soir c’est la pleine lune et y étant sensible, je sais que la nuit va être longue d’insomnie. s
Les contractions continuent assez régulièrement ça me tracasse mais je vois pas plus loin de que le bout de mon nez.
Toute la nuit elles sont régulière et je dois commencer à mieux respirer pour calmer la douleur… finalement je passe une nuit de merde et je me demande si celles ci sont réellement fausses !

Ce dimanche 23 décembre, à 6h du matin je vais au toilette et je vois du sang…

En alerte je sonne quand même a ma sage femme et elle me dit no stress c est ton col qui travaille… Je réalise pas tout à fait.. je n’ai pas fait ma valise et chéri doit aller bosser à 9h exceptionnellement. Elle me dit repose toi un peu ensuite fait ta valise et à 9h on refait le point voir si Jérôme reste ou pas.
A 8h30 je dis à Jérôme qu’il doit rester je sens que ça va allez de la journée. Et j’ai mal il m apaise beaucoup. J ai besoin de lui.

Je calcule mes contractions, 30sec chacune et 2min30 entre chaque. Je dis à ma sage femme que Jérôme va rester et que j’ai mal. Elle me suggère de faire la valise â mon aise de prendre une douche chaude et de bien manger.
Les contractions me font de plus en plus mal je pousse des petits cris, Jérôme s’occupe de la valise pendant que je supporte la douleur à moitié couchée sur le côté. J ai du aller au toilette 2x …je me vide.
Je file prendre ma douche je crie et j’ai envie de pousser.
Ma sage femme me propose donc de venir a la maison de naissance.
Sur le chemin je hurle et je veux pousser.
Il est 11h30.

Nous arrivons à la maison de naissance, Shuyana m’accueille entre 2 contractions, nous allons dans la chambre à l’étage tant bien que mal, j’arrive dans cette chambre bleue, celle que j’ai choisie, et quel bel accueil ! La chambre était tamisée, chaude, avec des bougies comme je l’avais souhaité, un vrai cocon ou on s’y sent magnifiquement bien directement.
Shuyana vérifie mon col et m annonce que je suis à 9!!! Et que donc je peux pousser. La poche d eau se fissure à ce moment-là. ..
J’ai commencé allongée sur le côté et à chaque contraction je pousse en hurlant (je ne pensais pas que j’avais autant de voix d’ailleurs ) shushu me guide me propose de me mettre à 4pattes comme je l’avais souhaité avant, elle me guide je m enferme dans une bulle, et finalement, je n entends plus que la voix de Jérôme qui me répète tout ce qu’on me dit, par moment je les fais rire car je demande s’il y a pas moyen de l attraper pour aller plus vite, je pousse, je crie que je veux faire aller au toilette, shushu me rassure que c est bébé qui prend la place et que je dois donc me lâcher, elle met de l eau chaude sur mon périnée je ne sais pas si ça me soulage ou l’inverse mais sachant ma crainte de déchirure je sais que c’est pour mon bien.
Je hurle mais je me lâche pas entièrement et j’entends dans la chambre à côté une femme qui accouche en même temps, et je me rends compte qu’on crie autant l’une que l’autre, c’est bon je me lâche…
Je m épuise J ai l impression que je vais mourir de douleur et je sens qu’il bloque dans le passage du vagin, je regarde shushu et je lui dis que ça coince, ça pince, ça fait mal, ça brûle. ..

« c’est normal il arrive on voit ses cheveux tu veux sentir ? » «Non! Je veux juste qu’il sorte ».
Elle me guide encore pour pousser en me courbant plus, elle me propose de faire le « om » pour aider bébé à descendre, nous crions « oooom », j’ai essayé, mais je hurle tellement que ça ressemble à rien…
Finalement je me fie à mon ressenti je pousse tellement fort, je pousse longtemps, je n’écoute plus vraiment, on me propose de changer de position, j’accepte, mais je ne sais plus bouger, je reste contre ces coussins qui me soutiennes, finalement on me « porte » et je finis par être sur le côté avec shuyana qui soulève une jambes et Delphine qui guide de l autre côté pendant que Jérôme lui supporte depuis le début ma poigne, mes griffes dans son bras et sa jambe…

Finalement je ne sais plus qui est là, je suis dans un autre monde, j’ai l’impression d’être stone, je suis en sueur comme jamais, je pousse je ne comprends plus rien et là !

Je sens un zip entre les jambes, un gros soulagement, bébé pleure, je le regarde, il est gris, mouillé, je suis perdue à cause la douleur pendant que Jérôme me glisse à l’oreille qu’il est fier de moi.

Elles l essuie un peu et me demande si je le veux sur moi, je ne sais pas, je suis stone, je réalise pas, j entends juste que Jérôme n’ose pas couper le cordon peur de tomber dans les pommes…

Finalement, elles le pose sur moi, et bébé arrête ses pleurs au contact de ma peau…

Jérôme et moi on se regarde amoureusement “nous sommes papa et maman ” le regard plein d amour.
Delphine attends mon placenta qui ne tarde pas à arriver en une fois, vérifie mon périnée et j’ai une mini déchirure qui guérira d’elle même. Elle nous laisse un peu.
On passe quelques heures entre nous, et la première tétée est réussie.
Delphine vient voir ma santé et celle de bébé…tout le monde va bien !

Les sages femmes m’ont fait confiance, et je leur ai fait confiance, nous avons eu confiance en mon corps, et en notre bébé.

Notre fils Hugo est né ce 23 décembre à 14h57 et pèse 2kg880 pour 49cm comme je l avais souhaité et surtout espéré. Sans péridurale sans épisiotomie, sans déchirure et rapidement.

Ce fut le plus beau des cadeaux de noël

Merci à vous, vous êtes des anges bienveillantes.

 

Aurélie