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Naissance de Samuel, le 15 février 2007

 

Tu as déjà 2 mois et demi, il est temps pour moi d’écrire ce petit mot sur ta naissance. Après ces 9 mois passés dans mon ventre, on ne t’attendait pas de sitôt. Elise (ta grande sœur) étant arrivée quelques jours après terme, j’étais persuadée que toi aussi tu n’arriverais que fin février, le temps de terminer les gros travaux entrepris dans notre maison.

 

Ce jeudi 15 février, je n’étais pas encore dans l’impatience de te voir, tu étais encore très bien dans mon ventre. Les ouvriers, qui étaient présents depuis un mois, avaient enfin terminé leur chantier la veille. Au programme de cette journée, déposer Elise chez sa Mamé et grand nettoyage du salon pour pouvoir réaménager le salon ce  week-end.

 

En repartant de chez Mamé, ma respiration se prolongeait lors de quelques contractions, serait-ce le grand jour ? La veille déjà des contractions m’avaient réveillée au petit matin, mais tout s’était arrêté vers 9h. Arrivée à la maison, je décide de nettoyer, tu ne pouvais pas arriver alors que la maison n’était pas comme je le voulais pour pouvoir t’accueillir. Après un nettoyage entrecoupé de contractions bien présentes, je me dis qu’il était temps d’appeler ton Papa pour le prévenir. Le bain n’a pas stoppé les contractions, je l’ai rappelé pour qu’il vienne me rejoindre et j’ai appelé Marie-Christine pour lui expliquer la situation. Ensuite, étendue dans mon lit, en attendant impatiemment la venue de ton Papa, nous avons pris le temps de nous retrouver tous les deux, entre les contractions qui devenaient intenses. L’ascension était lancée, quand allions-nous nous rencontrer, ce soir, dans la nuit ou demain matin ?

 

Papa est arrivé, il a chargé la voiture et nous sommes partis pour la Maison de naissance où Marie-Christine nous attendait. Bref passage chez Mamé et Papé pour déposer des vêtements pour Elise qui y passera la nuit. Après un chaleureux accueil à la maison de naissance on s’installe doucement dans la chambre. Déjà 5 cm d’ouverture et un petit bonhomme bien en forme, le travail continue sur sa lancée. Papa prend des forces et mange son pique-nique qu’il n’a pas eu le temps de manger, il est 14h. Après tout s’enchaîne : rupture de la poche des eaux, contractions peu espacées et tout à coup un autre sensation beaucoup plus forte. Marie-Christine est bien présente, là pour rassurer, pour accompagner. Je ne peux me retenir, il faut que tu sortes à tout prix, je pousse aussi fort que je peux, ça brûle, je crie et tout à coup tu es là, je sens ta tête à l’extérieur, la contraction suivante se fait attendre et ensuite une dernière poussée et tu es là tout entier sur mon ventre. Tous les quatre tout étonnés de la rapidité de notre rencontre, il est 14h30.

 


Papa prend le relais :

 

Est-ce que tout aurait été « trop vite » ? Marie-Christine n’a pas eu le temps de boire un café. Mais Maman est soulagée d’avoir géré ta naissance (et la douleur) comme elle le souhaitait. Mais nous sommes tous un peu déboussolés. Comme nous, tu mets du temps à comprendre ce qui t’est arrivé. Mais Marie-Christine et maman te cajolent et te tiennent bien au chaud. Tes cris, tes pleurs sont autant de signes de bonne santé.

 

Françoise, la deuxième sage-femme, arrive évidemment trop tard, mais ce n’est pas grave, Marie-Christine s’en est très bien sortie (à part qu’elle sera de corvée pour lessiver tous les draps que Maman a arrosés).

 

Il a fallu te montrer où était le sein de maman, parce que tu avais un peu de mal à le trouver et à savoir quoi en faire. Mais on sait qu’on peut te faire confiance, en t’aidant un peu, tu y arrives sans problème. Moi, je retrouve le plaisir de Maman dans l’allaitement. Comme c’est beau !

 

Maman s’est installée avec toi dans la chambre de repos, elle en a bien besoin. Elle ne dormira pas. Mais elle veillera encore toute l’après-midi sur toi, son nouveau petit bout d’homme. Tu t’es vite endormi. Cà nous étonne, car Elise était restée plusieurs heures très éveillée. C’est clair, dès les premiers instants, vos différences s’affirment.

 

Marie-Christine profite du stock de mets (de Bénédicte, la cuisinière en chef) au congélateur et nous prépare à manger. Maman est servie comme une reine, dans son lit ! En plus, c’est très bon !

 

Je suis rentré à la maison pour remettre le chauffage un peu plus fort (tu vois, on n’était vraiment pas prêt) afin de rentrer à la maison le soir-même. Maman a un peu peur de monter tous les escaliers, mais je la rassure et lui promets de l’aider.

 

C’est assez incroyable. Ce matin-là, j’étais parti travailler, comme les autres jours de la semaine, et ce soir-là, j’ai fait dodo à côté de toi…

 

Bienvenue à toi, Samuel.

 

Maman et Papa