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Témoignages de la naissance d'Olivia

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La naissance d'Olivia

Je ne peux raconter la naissance d’Olivia sans parler de celle de Faustine, ma fille ainée, car, c’est là où tout commence. Ce sont les circonstances de la naissance de Faustine qui nous ont poussés à nous battre pour que celle d’Olivia soit d’autant plus respectée. Leur naissance à chacune et les nôtres, à son père et moi en tant que parents, s’entremêlent massivement. Nous formons un tout, nous, quatre, intimement liés par les liens du sang.
Faustine s’est nichée au creux de mon ventre en décembre 2009. Elle devait venir au monde au alentour du 21 septembre 2010. Une grossesse parfaite, un suivi en maison de naissance en prévision de l’accouchement au même endroit, jusqu’à la mi-aout 2010, date à laquelle ma tension et diverses analyses montrent un risque de pré-éclampsie, date à laquelle notre petit rêve a basculé. Selon les estimations, notre enfant (nous ne connaissons pas le sexe) aurait, en outre, un poids trop faible. Le 25 aout 2010, sous la pression médicale et la crainte de complications, Daniel et moi acceptons avec regret le déclenchement le lendemain, accouchement en milieu hospitalier. Cela parait banal pour la plupart des gens mais dans mon esprit, tout s’écroule. Notre projet de naissance dans le respect et la douceur tombe à l’eau. Je me sens fautive, terrassée par la culpabilité de ne pas pouvoir mené mon enfant à bon port, de l’abandonner, de le jeter dehors… Si l’accouchement est difficile (pas de contraction malgré l’induction, perçage de la poche des eaux, pas d’avancée du travail, épuisement principalement moral mais aussi physique, péridurale 30 minutes avant la naissance), la naissance de notre fille reste un souvenir magnifique, son odeur, sa douceur, ce coté chaud et mouillé. Ce jour-là, j’ai été prise dans une énorme tempête, plus une tempête contre moi-même (je ne voulais pas lâcher mon bébé, je devais accoucher dans trois semaines seulement, mon job n’était pas fini… sont autant de phrases que j’ai tenté, en vain, de me sortir de la tête), qui, lorsqu’elle a cessé, m’a permis de me rendre compte de la douceur et de l’intensité de ce moment. Nous avons vécu l’événement, à mon sens, le plus marquant et le plus merveilleux d’une vie : la naissance de notre fille, Faustine, le 26 aout 2010. Cette naissance laisse néanmoins des traces, des blessures qui s’effacent peu à peu. L’arrivée de notre seconde fille, Olivia, m’a permis de panser un peu les plaies.
Quand Faustine a eu un an, l’envie d’un second enfant s’est fait ressentir. Très vite, je me suis retrouvée enceinte, bébé était prévu pour le 10 juillet 2012. Nous projetons à nouveau de mettre au monde notre enfant en maison de naissance. Mes antécédents nous obligent à la plus grande prudence. Je me plie à tous les examens médicaux nécessaires afin de s’assurer de la santé du bébé et de la mienne. Arrive la date du terme que notre gynécologue ne veut pas me voir dépasser, elle souhaite m’induire le jour du terme. Pour Daniel et moi, tant qu’aucune cause médicale ne justifie le déclenchement avant 42 SA (doppler ok, échographie ok, analyses sanguines et urines ok, monitoring ok) nous refuserons l’induction, qui comporte, dans ces conditions, plus de risques pour moi et bébé que d’attendre sagement le jour, l’heure parfaite pour notre enfant (ce que ma fille ainée n’a pu choisir et qui me blesse encore énormément aujourd’hui). Evelyne nous encourage dans ce sens en nous disant qu’un antécédent de pré éclampsie (sans autre problème) n’est en rien un motif de déclenchement et nous assure que si nous sortons de la physiologie, à n’importe quel moment, nous serons réorientés vers la clinique. Soutenus par nos sages-femmes, avec qui une relation de confiance s’est installée au fil des mois, nous restons sereins face à notre capacité de mettre au monde notre enfant. La gynécologue tente de nous effrayer et nous présentant les pires scenarios mais nous ne nous laissons pas impressionner. Nous sommes des parents confiants et conscients et nous n’imposerons pas à notre enfant les désirs d’un médecin stressé. Je me plie néanmoins à son souhait de nous faire subir à mon bébé et moi, un monitoring tous les deux jours à partir de 40 SA et un monitoring tous les jours à partir de 41 SA. (Je parle de « subir » car c’est bien cela le terme, j’angoisse et je stresse à chaque examen et je le communique à mon bébé. J’essaie de me maitriser mais cette surmédicalisation me révolte.) S’ajoute à cela, des protocoles ridicules (examen du col à J+10 ?) auxquels je n’ai ni l’envie, ni l’intention de me plier. Je suis de plus en plus anxieuse à l’idée que mon enfant ne se décide pas à venir nous rejoindre avant 42 SA ce qui impliquerait un second déclenchement. Je crains tellement l’accouchement médicalisé que je vais droit dedans. Le 20 juillet 2012, après m’être énervée à l’hôpital avec une sage-femme coincée dans la rigidité des procédures, j’appelle Bénédicte pour me confier. Comme à son habitude, elle m’écoute attentivement et me conseille de parler à mon bébé, de lui dire à quel point je l’aime, à quel point cet irrespect m’est difficile à accepter, pour moi mais aussi et surtout pour lui, de lui expliquer pourquoi je souhaite lui offrir une naissance à l’arche de Noé. Je prends alors le livre d’Isabelle Brabant, une naissance heureuse et je lis « le récit d’une naissance vue de l’intérieur » à haute voie, je raconte cette histoire merveilleuse à mon bébé, je le rassure, lui explique à quel point la vie est belle ici, dehors, avec son père, sa sœur et moi. Je lis quelques récits d’accouchement à domicile. Je lui explique comment j’imagine sa naissance. Je lui dis aussi que, le 25 juillet 2012 (42SA), est notre dernière échéance, qu’à ce terme, je ne pourrai plus lutter pour lui permettre de choisir son jour, son heure… que s’il souhaite cette naissance, je le respecterai, je l’aimerai comme j’aime sa sœur, que cet amour est immuable, incontrôlable, effrayant même. Je lui dis que je m’en remets à lui, que je lui fais confiance. Les examens médicaux intensifs de ses derniers jours, nous ont un peu volés ces derniers moments de complicité qui doivent être, en principe, si beaux, si doux mais, à présent, je retrouve toute ma sérénité, je suis connectée avec mon bébé. Tout va bien, tout est doux, tout est paisible.
Faustine revient de chez sa grand-mère. Daniel rentre du travail, nous jouons, nous soupons, Faustine va au bain, nous la mettons au lit. Elle met longtemps à s'endormir, elle est calme et nerveuse à la fois. Étrange... Je n'ai rien fait de la journée, mais je suis crevée, nerveusement sûrement... Daniel me dit qu'il va aller faire la vaisselle et ranger en bas. Je vais, pour ma part, rincer les couches (lavables) de Faustine et les mettre dans le seau à couches sales. Ensuite, je vais m'allonger. J'ai envie de mon homme auprès de moi alors je l'appelle, lui demande de laisser tomber la vaisselle, que j'ai vraiment envie qu'il me sert fort contre lui. On s'allonge tous les deux et on papote. Il est 23 heures quand je commence à avoir mal. Dans mon esprit, c'est « comme d'habitude », des contractions irrégulières, parfois violentes, qui vont finir par s’espacer, par disparaitre et demain, je me réveillerai, un peu déçue, avec mon gros ventre tout rond, comme cela a été si souvent le cas ces derniers jours... Rien qui puisse me faire penser que c'est LE grand jour de mon bébé, SON jour parfait, celui qu’il aura choisi pour nous rencontrer, le premier choix de SA vie, .
La douleur me paraît plus forte que d'habitude mais je n'ose y croire... Je dis à Daniel que je vais prendre un bain, que si c’est un faux travail, les contractions vont disparaitre et si c’est le jour J, cela devrait s’intensifier. Ensuite, j'hésite, peur de réveiller Faustine pour rien... Je dis à Daniel que j'attends deux contractions puis je me déciderai pour le bain. Finalement après une, je lui dis de me le faire couler. Daniel aimerait regarder une série pendant mon bain et il me propose de remonter dans 30 minutes pour voir ce qu’il en est. Je pense qu’il n’y croit pas trop, ou du moins, qu’il n’ose pas vraiment y croire…Il est 23h30 quand Je rentre dans le bain et les contractions semblent s'espacer. L’espace d’un instant, je suis déçue mais, aussitôt, elles reprennent de plus belle. Je supplie Daniel de rester à mes côté, j'ai besoin de lui, de sa présence bienveillante et rassurante. Devant ma douleur, il reste à mes côté et commence à minuter les contractions. Elles sont rapprochées, toutes les 2 à 5 minutes. On plaisante car Marie-Christine m'avait dit d'appeler quand les contractions surviennent toutes les 10 minutes, puis toutes les 5 minutes pendant 2 heures. Mais, notre cas de figure, elle n’en a pas parlé. À chaque contraction, je me dis "mon bébé, si c'est le jour parfait pour toi, il est parfait pour moi aussi ! Fais ton boulot sans te soucier que ça fait mal » et je fais le mien en visualisant mon col qui s'ouvre. Je pense à ce train qui arrive et qui repart dans le lointain. Je souffle, je gémis un peu. Je prends contact avec bébé à chaque moment de répit. J'essaie 1001 positions mais, rien à faire, le bain ne me convient pas. A 00h20, je sors du bain. Les contractions sont de plus en plus fortes. Je m’effondre au sol dès qu’une contraction arrive, je me suspends au cou de Daniel, j'ai besoin de ses bras. Cela me fait tellement de bien quand il me prend dans ses bras. Daniel appelle sa maman qui doit garder Faustine. Elle a 30 minutes de route. Il appelle Marie-Christine et lui décrit les contractions. Elle nous dit de venir à la maison de naissance dès que possible. Ma belle-mère arrive, on l'installe, on embrasse notre « futur grande fille» mais encore si petite, sans la réveiller. Je pleure un peu de douleur mais, surtout, de me dire que nous y sommes arrivés, que ce combat n'a pas été vain, que nous sommes à l’aube de notre rencontre avec notre bébé, à l’aube de notre vie à quatre. Daniel installe les protections dans la voiture en cas de perte des eaux. Il me demande quel est le sac pour l’accouchement et celui pour après la naissance. Il m'énerve car je lui avais dit et là, dans mon état, je suis incapable d’y réfléchir. Le noir ? , le brun ? Je ne sais plus et d’ailleurs, c’est le cadet de mes soucis pour l’instant. A ce moment, je suis entrain de me demander comment je vais survivre aux 30 minutes de route, comprenant les trois énormes casse-vitesses de notre rue et pas mal de rond-point. (Phase de désespérance ?) Je n’ose pas en parler à Daniel mais je me demande comment je vais tenir le coup si le travail dure encore des heures. J’ai peur de ne pas y arriver sans péridurale. Je me dis que Daniel et Marie Christine vont devoir rivaliser d’ingéniosités pour trouver les moyens de m’apaiser. Je ressens un poids immense sur le périnée. Plus encore que les contractions, c’est cette pression qui m’incommode finalement le plus.
Nous arrivons à la maison de naissance vers 1h30-40. Nous embrassons Marie-Christine qui nous accueille avec un large sourire. La maison de naissance a un effet placebo sur moi. Je me sens déjà un peu mieux, en sécurité et tellement heureuse d’entrer dans cette chambre où nous allons mettre au monde notre enfant. Je réalise seulement à ce moment que, cette fois-ci, c’est la bonne, notre bébé va arriver… cette naissance, tant souhaitée, va avoir lieu, la rencontre est imminente. Tout est parfait, un sentiment de plénitude. Marie-Christine me demande de me coucher pour m'examiner. J'attends qu'une contraction passe en m'appuyant sur le lit. Et là, elle me dit avec sa petite voix aigue et son grand sourire : génial, tu es à 9 cm. Je n’arrive pas à y croire. Daniel est aussi tres surpris… Agréablement surpris ! La naissance est imminente. Marie-Christine me précise que bébé doit encore effectuer une rotation pour se mettre dans l'axe et que les positions en avant sont parfaitement indiquées pour l’y aider, ce que je fais intuitivement depuis le début du travail. Daniel met la musique que nous avons sélectionnée. Nous n’aurons pas le temps pour les massages et les bougies mais, peu importe, tout est parfait. Notre bébé a trouvé son jour parfait, son jour rien qu’à lui, son 21 juillet 2012. Marie-Christine appelle Hélène, la seconde sage-femme. Elle explique à Daniel la manière dont elle va lui passer le bébé afin de le mettre sur moi. Je suis debout m'appuyant sur le lit lorsque je perds les eaux. Quel jet ! Oups, ca glisse ! Marie-Christine éponge, Daniel l'aide un peu. Marie-Christine me demande comment je veux accoucher. Je ne sais pas, je suis déconnectée de la réalité, je n’arrive pas a réfléchir, je n’en ai d’ailleurs pas envie. J’ai envie de lui dire que je m’en fous mais je me retiens… Accroupi, je ne le sens pas trop, mes jambes tremblent, je suis fébrile. Je me mets à 4 pattes, une position que j'aimais en étant enceinte car elle soulageait les tensions dans le ventre et le dos... Les contractions se calment un peu. J’ai quelques instants de répit, de précieuses minutes qui m’ont semblé être une éternité tant mon corps et mon esprit ont pu se reposer à ce moment-là. Quel bien-être, comme je me sens bien, le calme après la tempête qui a fait vibrer mon corps tout entier afin de frayer un passage à mon bébé. Bébé et moi nous préparons pour un nouveau travail : l’aider à descendre. Je sens que ça pousse. Hélène arrive avec discrétion. Daniel, Marie-Christine et Hélène sont là, rassurants, réconfortants. Je n'arrive plus à garder le contact avec bébé tant les contractions sont intenses alors, sans que je lui demande, Daniel prend le relais. Il me caresse ses cheveux et soutient mon ventre avec l’autre main. C’est sa manière d’aider notre bébé dans ce chemin vers l’inconnu. C’est sa façon de faire, parfaite pour bébé, lui et moi à ce moment très précis. Par la chaleur de ses mains, sa douceur, Il nous rassure tous les deux. Je sens que ça pousse. Marie-Christine m’applique des compresses chaudes sur le périnée. Quelle pression, je le dis à Marie-Christine qui me répond qu’elle va devenir de plus en plus forte, que tout cela est parfaitement normal que je me débrouille très bien et que mon bébé sera là bientôt. Il est 1h55. Je pousse quand et comme je le sens, je souffle, je pousse, je sens bébé qui descend. Je ne bloque pas ma respiration. J’accompagne mon bébé. Daniel, Hélène et Marie-Christine m'encourage sans me diriger. Elles me disent de ne pas me sentir obligée de pousser trop fort, on a le temps, bébé a le temps, j’ai le temps, elles ont le temps. J’ai une sensation de brûlure. Le bout de la tête sort, Daniel regarde et me dit que notre enfant a des cheveux tout noirs. Je caresse son crâne, ça repousse, je pousse en soufflant, ça brûle, ça brûle tellement fort. Je le dis a Hélène qui me rassure d'un ton empathique et compatissant "oui, ça brûle, ça brûle fort, courage". Je n'oublierai pas ces mots, cela peut sembler banal mais ça fait tellement du bien de se sentir comprise et encouragée dans ces moments-là, d'entendre autre chose que l’éternel "pousssezzzzzzzzzzzzzz, Poussssssssseeeezzzzz madame…, SSSSSSttttopppppppp".
En 15 minutes, notre bébé est sorti le bras en avant, un peu comme superman. Il est 2h10. Daniel me chuchote « une petite sœur pour Faustine ». Je la mets contre moi et Marie-Christine et Hélène m'aide à m'allonger. J'ai encore un petit travail à faire avec l’évacuation du placenta, mais pour moi, tout cela n’a plus d’importance, c’est comme si la terre toute entière s’était arrêtée de tourner, l’espace de quelques minutes. J'ai un placenta postérieur donc délivrance dirigée. Malgré un placenta décollé, je n'ai pas de contractions. Marie-Christine me demande de pousser un peu et le placenta sort très facilement. Il est intact. Nous le mettons dans une boîte. Nous profitons de deux heures de peau à peau. Peu à peu, notre fille cherche à téter. Hélène nous apporte biscuits et jus de fruit frais. Quel bonheur, quel sentiment d’accomplissement, quel bien-être! Nous appellerons notre seconde fille Olivia. Nous n’étions pas encore tout à fait décidés sur son prénom... Daniel prévient les grands-parents, parrain et marraine comme promis. Vers 4h, Marie-Christine, voyant de la lumière dans notre chambre, nous dit que, quand on le souhaite, elle peut venir pour la pesée et un petit examen. Elle vient de suite car notre fille commence à se rendormir. Elle pèse 3kg720. Nous la mesurerons dans quelques jours quand elle sera « dépliée ». Vers 5h, le jour se lève, Daniel s'endort et moi, je contemple notre merveille. Elle est belle, je repense à ce que nous venons de vivre. Vers 7h, je m'endors enfin avec Olivia entre son papa et moi. Je savoure ces moments si intenses.
Je sais que tout reste à (re)créer, le lien avec Olivia, dont les prémisses ont déjà été construit in utéro, notre vie à 4, la place d’ainée de Faustine et de cadette pour Olivia, notre couple également mais je suis heureuse, ce bonheur profond et intense dont on se rappelle toute une vie. Nous sommes à l’abri, en sécurité, à la maison de naissance. J’aimerais tellement à cet instant où je porte ce petit bout de nous contre mon cœur, pouvoir passer mes doigts dans les cheveux de sa sœur encore endormie, respirer son odeur, passer mes lèvres sur ses joues. J’aimerais avoir à cet instant mes deux filles auprès de moi. Les deux grossesses et les deux naissances que j’ai eu l’occasion de vivre au cours de ma vie et jusqu’ici, ont été extrêmement enrichissantes, jalonnées de grands bonheurs mais aussi de crainte. Je tiens à remercier mes deux filles, Faustine et Olivia mais également mon amour, Daniel, sans qui ces expériences n’auraient pu m’être offertes. Je m’accomplis aujourd’hui dans ma vie en tant que maman, c’est pour moi le plus beau des métiers, et mon souhait le plus cher serait de pouvoir l’exercer à temps plein.


 

 

Maison de Naissance "'L'Arche de Noé" - Rue Loiseau, 39 - 5000 Namur -Belgique
Tel. 0498/81.32.05 (Bénédicte) - Tel. 0496/35.13.44 (Evelyne) - Tel. 0497/42.83.74 (Noëmie)
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