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Témoignage de la naissance de Maxime (17/12/2005)

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Maxime, dés que j’ai su que je t’attendais et que tu grandissais en moi, j’ai imaginé ce beau jour où je te tiendrais dans mes bras. Je me suis replongée quelques mois plus tôt, dans mes souvenirs de la naissance d’Adrien, ton grand frère, et j’ai réfléchi à ce que je ne voulais plus vivre et à ce que je souhaitais pour toi, pour nous.
La naissance de ton frère s’était bien déroulée sur le plan médical, mais ton papa et moi n’avions pas rencontré le soutien et l’accompagnement que nous espérions et nous étions loin de l’accouchement dont j’avais souvent rêvé.
La façon dont les événements se sont déroulés et la séparation que nous avions vécue lors du court séjour non justifié à nos yeux d’Adrien au centre néonatal résonnaient encore en nous avec un terrible sentiment de frustration.
Cette fois, ce serait différent. C’est en évoquant le sujet avec une amie enceinte que j’ai appris l’existence d’une maison de naissance à Namur, l’Arche de Noé. Une maison tellement différente d’un hôpital, où on respecte la maman et le bébé et où le papa a une place !
Ma grossesse était déjà bien avancée lorsque nous avons franchi pour la première fois la porte de l’Arche et tout de suite j’ai senti que je voulais que tu viennes au monde dans cette accueillante maison. Je m’y sentais tellement bien, confiante, en sécurité.
Seulement voilà, nous ne pouvions pas être certains que ce rêve se réaliserait parce que les médecins estimaient que tu avais un poids inférieur à la moyenne et qu’il y avait quelques risques pour que tu te décides à naître plus tôt que prévu.
Alors je me suis reposée autant que j’ai pu, je t’ai rassuré, encouragé, et finalement, à notre grande surprise, la date prévue pour ta naissance a été dépassée et ton poids a été estimé dans la moyenne, ce qui allait nous permettre de vivre cette grande aventure…

Nous sommes le samedi 17 décembre, je me réveille plusieurs fois très brièvement entre minuit et 4h00 du matin en ressentant quelques petites contractions non douloureuses et je me dis que c’est comme les jours précédents, sans doute des fausses alertes.
Comme je suis fatiguée, je me rendors très vite sans m’inquiéter.
Vers 4h30 du matin, je me réveille brusquement et là je sens que les choses sont différentes, les contractions me semblent plus fortes que toutes celles que j’ai senties jusque là.
Mais je ne sais pas vraiment comment débute un travail puisque pour Adrien, la poche des eaux s’était rompue et les contractions étaient arrivées plus d’une heure après, et la péridurale m’empêchait d’en sentir toute l’intensité, alors je me dis que je vais surveiller mon radio-réveil, compter le temps entre chaque contraction. J’ai du mal à croire que le grand jour est arrivé, que je vais te serrer dans mes bras quelques heures plus tard, parce que, après tout, la douleur est vraiment supportable donc à mon avis ça ne peut pas être ça. Je décide d’attendre, à la fois excitée et inquiète.
Une heure passe et je pense avoir des contractions toutes les 12 minutes alors je me dis que puisque je suis bien réveillée, je vais toujours prendre une douche au cas où, et avec l’eau chaude, ça va peut-être se calmer.
Seulement, alors que je m’habille, je commence à trouver que ces contractions sont de plus en plus douloureuses et je vais vite réveiller ton papa, un peu stressée à l’idée de ne pas m’être vraiment pressée jusque là. Je lui propose de se préparer pendant que j’organise la journée pour ton grand frère. Je suis maintenant certaine que nous allons voir ta petite frimousse dans la journée !
Il est maintenant 6h00 du matin, je descends les escaliers et me retrouve dans la salle à manger, je compte des contractions toutes les 6/7 minute ! Je ne pensais pas que le travail avancerait aussi vite ! Je sens monter la panique, je sais qu’il faut 30 minutes à Evelyne, notre sage-femme, pour arriver à la maison de naissance et j’ai peur de ne pas avoir le temps ! Je n’aurais pas dû attendre aussi longtemps !
Heureusement, ton papa est déjà prêt et son calme me rassure un peu. Je prends le téléphone pour prévenir Evelyne mais juste à cet instant, je ressens une contraction très douloureuse et la poche des eaux se rompt !!! Je file donc aux toilettes et j’appelle Evelyne en 4ème vitesse, je l’informe de la situation et on se fixe rendez-vous à la maison de naissance à 6h30. Ensuite, pendant que je me change, ton papa appelle ta mamy pour qu’elle vienne garder ton grand frère jusqu’à son réveil.
Entre ces coups de fils, les contractions sont devenues vraiment très douloureuses et vraiment très rapprochées, toutes les 4/5 minutes et je me demande comment je vais faire pour monter dans la voiture, si je tiendrai tout le trajet. J’ai peur et j’ai mal et je crie déjà tout doucement. Je ne pensais pas que j’oserais et je me rends compte que pousser ces petits cris me soulage. J’essaie de penser à ce que tu vis, de t’imaginer poussé hors de ton cocon. Ton papa m’encourage pendant le trajet et on arrive enfin à l’Arche, juste avant Evelyne qui dès son arrivée nous accueille et prépare tout avec une rapidité étonnante; met le chauffage, une musique douce, des petites bougies qui créent une ambiance apaisante et relaxante. Je suis touchée de toutes ces petites attentions !
Je m’installe tout d’abord sur le lit, avec ton papa qui me masse le dos. Se sentir ainsi entourée représente pour moi un soutien inestimable, ça vaut toutes les péridurales du monde !
Les contractions sont maintenant tellement rapprochées que j’ai peu de temps pour récupérer entre chaque. Je demande d’aller dans la baignoire, je suis persuadée que l’eau chaude m’aidera à me détendre. Mais il faut quand même le temps de la remplir…
Pendant ce temps, je prends des positions qui me soulagent un peu, accroupie, sur le wc et je crie fort à chaque contraction. Pouvoir exprimer cette douleur sans pudeur m’aide énormément. Certains mots sortent aussi spontanément… je dis que je vais mourir, que j’ai mal, que je n’y arriverai pas… C’est drôle, à ce moment-là je me souviens de la rencontre prénatale d’Evelyne sur la douleur.
Je pense à toi, Maxime, remplie d’émotions à l’idée de bientôt te serrer contre moi, d’enfin te découvrir, te respirer, te caresser, et cela m’aide pour continuer. Je t’imagine poussé à chaque contraction, je sais que toi aussi tu vis des moments très intenses et je veux t’encourager.
La baignoire assez remplie, je m’allonge dans l’eau et là je me sens immédiatement mieux malgré la douleur toujours là et presque constante. Je n’ai aucune idée du temps écoulé depuis notre départ de la maison mais je dis à Evelyne que je ne saurai plus tenir très longtemps parce que les contractions sont trop rapprochées et là justement, je sens une énorme envie de pousser ! Je lui dis ce que je ressens et elle me dit que je peux pousser si je veux.
Je ne pensais pas accoucher dans l’eau mais finalement, je trouve que c’est une bonne chose vu que je m’y sens bien… et je ne me sens de toute façon plus capable de bouger.
Moi qui croyais que je ne saurais pas pousser, je suis très surprise par force impressionnante qui oblige à pousser et qui ne demande pas vraiment qu’on fasse un effort.
En fait j’ai plutôt l’impression que ça pousse tout seul ! C’est une sensation unique, difficile à expliquer, c’est comme si une incroyable énergie t’aidait à sortir de mon ventre et j’ai l’impression que mon bassin va exploser, que tu ne sauras jamais sortir. Lorsque la contraction diminue, je te sens reculer et je ne sais pas si tu as vraiment avancé vers la sortie et ça m’inquiète. Mais Evelyne me rappelle qu’il faut t’encourager et me concentrer sur toi. Elle me dit qu’elle voit ta tête et me propose de la toucher mais je n’ose pas bouger.
J’essaie de ne plus penser qu’à toi, je te sens si proche ! Et à la contraction suivante accompagnée de cette irrésistible envie de pousser, je te crie que je t’aime et qu’on va y arriver, je te demande de venir, je te donne toute la force que je ressens.
Mais là, Evelyne me dit qu’il faut que je stoppe tout de suite parce que tu as le cordon autour du cou et qu’elle doit le couper. Ta tête est donc sortie ! C’est dur de se retenir mais j’attends son feu vert pour pousser une dernière fois et voilà mon bébé tu nais, dans l’eau, je te sens glisser tout doucement et j’ai du mal à croire que tu es déjà là ! C’est un instant d’émotions si intense, tellement unique que jamais je ne pourrai l’oublier ! Mon petit bonhomme ! Te voilà, tu es né ! Evelyne te pose tout de suite sur mon ventre et je pleure, je suis toute retournée, tu es magnifique, plein de cheveux noirs. Tu pousses des petits cris mais tu ne sembles pas trop chahuté. Je vois ton papa très ému lui aussi. A cet instant, c’est un peu comme si le temps avait suspendu son cours autour de nous…

Evelyne t’enveloppe dans plusieurs essuies et nous laisse quelques minutes tous les 3.

Enfin, je te touche, sent ta petite tête contre mon ventre, je n’en peux plus de t’admirer, tu es si beau !
Quelques instants plus tard, Thérèse, la seconde sage-femme qui avait été appelée pour accompagner Evelyne, arrive… un peu trop tard.
Ton papa te prends dans ses bras et te regarde d’un air attendri. Comme je s
uis émue de vous voir tous les deux !
Je sors de l’eau pour la fin de l’accouchement, l’expulsion du placenta.
Je m’installe sur le lit et ne vous quitte pas des yeux. Tu es là, si beau, si calme et paisible !
J’apprécie tellement qu’on respecte tes premiers instants, pas d’aspiration, pas de gouttes dans les yeux, le moins de manipulations possible pour ne pas te déranger.
On te propose le sein et après quelques minutes tu tètes doucement.
Magie de cette première tétée peau contre peau…
Je ressens encore quelques contractions et le placenta sort, tout beau et en parfait état d’après Evelyne. Je suis émue et admirative devant ce qui aura été ta maison, ta petite bulle, ton cocon pendant les 9 premiers mois de ta vie. La nature fait tellement bien les choses.
Ton papa l’enterrera dans le jardin le lendemain.
Thérèse t’habille en te laissant tout contre moi pour que tu ne te refroidisses pas.
Evelyne nous annonce que tu es né à 7h12 !!! Je n’en reviens pas que tout ait été si vite !
Nous nous retrouvons tous les 3 et nous te découvrons, submergés de bonheur.
Un peu plus tard, tu es pesé avec une balance spéciale qui ressemble à un hamac, encore un « truc » pour te déranger le moins possible, verdict : 2.940 kg !
Pas mal pour un bébé qui était annoncé à un moment avec un retard de croissance !
Après avoir pris ma tension et vérifié que tout va bien, nous allons en chambre de repos, une très belle chambre avec un lit 2 personnes super confortable où nous nous installons tous les trois. Nous profitons de ces instants d’intimité uniques…
Evelyne nous apporte le petit déjeuner, Thérèse nous dit au revoir.
Dehors il neige et il fait froid mais nous, nous sommes bien au chaud tous les trois.
Nous prenons un peu de repos avant que tu rencontres ton grand frère et le reste de la famille.
Le soir-même, nous rentrerons chez nous heureux et ravis d’avoir pu réaliser notre rêve d’une naissance dans une ambiance chaleureuse, sereine et respectueuse.

Merci du fond du coeur à l’équipe de l’Arche de Noé de nous avoir permis de réaliser notre projet de naissance dans une ambiance sereine, humaine, confiante et chaleureuse !
Merci à Evelyne pour son soutien, sa gentillesse et sa présence  avant, pendant et après l’accouchement ! Grâce à sa disponibilité, son optimisme et ses encouragements, nous avons pu aller au bout de l’aventure.
Merci à Thérèse pour sa douceur et sa bonne humeur.
Merci pour cette journée du 17 décembre 2005, cette naissance superbe, celle qu’on espérait, celle qu’on rêvait pour Maxime !

 

Maison de Naissance "'L'Arche de Noé" - Rue Loiseau, 39 - 5000 Namur -Belgique
Tel. 0498/81.32.05 (Bénédicte) - Tel. 0496/35.13.44 (Evelyne) - Tel. 0497/42.83.74 (Noëmie)
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